
Photo de Nicole Enard

Manteau foetal Photo de Jean-Yves Lacôte

Photo de Jean-Yves Lacôte


Cache coeur

Les couvres plaies


Photo de Jean-Yves Lacôte

Photo de Jean-Yves Lacôte













Reliquaire de la robe à vertus
Reliquairede robes à vertus :
Avant de partir, je vous propose d'emporter avec vous,
une petite relique des robes. Choisissez dans une poche, ce dont
vous avez le plus besoin, ou le plus envie :
La confiance, la consolation, la sagesse,
la bienveillance, la curiosité, la patience .
En échange, vous pourrez déposer, dans une des poches
arrières une offrande de votre choix,
si modeste soit-elle.

porteur de la robe à bosses (etrait de la vidéo)

Photo de Jean-Yves Lacôte
L'habit comme une seconde peau. Non pas une peau dessus, mais une peau dedans. L'habit comme un révélateur de ce qui est à l'intérieur, caché du dehors. Un habit qui raconte des histoires de l'intime.
Les vêtements d'Handska sont presque nus ou à nu. Peaux douces ou revêches, ils punissent ou consolent tour à tour. Ils inquiètent, rassurent, attirent ou déconcertent. Elle les a choisi blancs, couleur de la fragilité et du péril, couleur de l'espace, libre, dans lequel nous pouvons tous nous projeter, mais aussi couleur du soin.
En effet, les vêtements d'Handska sont également pansements, bons ou mauvais.
Sa série de couvres-plaies, est autant d'images et de textes que de soins individualisés, produits à partir d'une forme en tissu répétée et envoyée à ceux qui souhaitaient faire l'expérience de panser une blessure de leur histoire, physique ou symbolique.
Le travail d'Handska est en effet souvent lié à l'expérience, il est aussi prétexte à la rencontre. Handska nous propose ici d'éprouver et d'essayer certains vêtements.
Revêtir un ventre de femme enceinte, de se recroqueviller dans un manteau fœtal, d'enfiler une robe en cul de sac, un cache-cœur ou un corset....Glisser sa main dans une poche inhabituelle, donner le souffle à une robe...autant d'expériences absurdes et poétiques que de souvenirs, d'émotions, de traces, que nous connaissons tous, à travers l'extraordinaire réalité qu'est notre incarnation.
Ce corps, que nous habitons tous, avec notre vécu, nos peurs, nos blessures, mais aussi nos rêveries, ce corps, nous l'habillons de souvent peu de sens, nous le faisons disparaître sous l'uniformité, gommant, annulant ainsi toute sa charge d'histoire et d'émotions.
C'est donc cela qu'Handska cherche à rendre à l'habit, son corps unique, ou peut être l'inverse d'ailleurs, offrir au corps, un habit qui lui ressemble.

Photo de Jean-Yves Lacôte

