Les couvres plaies...

Le serpent, tentation de la chair, se couvre,
l'homme ne passera pas par là,
la fée est un doux mystère
que sArAh ne décrypte pas...
SarAh

De l'autre coté de la façade, au fond du cerveau, le composteur suinte.
Gilles

Une cage figure de mon thorax tenant enfermées les douleurs dont la porte
close est recouverte du couvre-plaie. Les plaies qui ne se disent pas, ne se
montrent pas et volent à l'intérieur comme des oiseaux fous, prisonniers de
l'ombre et du silence."

Mon dos : lieu des tensions de mon corps et de mon esprit. Tantôt pilier, tantôt chapiteau.
Debout, ouverte, il est le réceptacle des forces que l'apesanteur exerce sur lui, comme un pilier soutient l'architrave. Il abrite les carrefours où les chemins de ma pensée conduisent aux gestes : je me porte, je porte, il me porte, il porte. Et revers de ma face, mon cœur y est moins accessible.
Il est mon ultime surface de protection lorsque, par réflexe, mes membres se rassemblent dessous.Alors groupée, il est mon chapiteau, où sous le derme, des nœuds jalonnent le parcours de mes souffrances physiques et morales. Les fibres se froissent, parfois se déchirent, signes du commandement de ma volonté, toujours plus grande toujours plus lourde, sur mon rachis.
Ma plaie est interne et pourtant j'aurais souhaité re-couvrir l'entière surface de ce dos, car il doit être pensé dans sa totalité.
Oui, de l'extrémité de mes omoplates jusqu'au sacrum car à 32 ans, mon dos a déjà trop bon dos. Audrey Bastard

J'ai demandé à mon fils Alexandrou:
« Où as-tu le plus souvent mal » ?
« Au ventre »

La peur au ventre, le doute de soi, ces maux qui ne sortent pas et qui tournent et me retournent à l'intérieur. J'aurais bien voulu des mains de femme sur ce ventre pour dire que quand elles m'étreignent mes maux s'étranglent. Mais quand elles sont loin il faut se prendre en main tout seul, s'en faire des siennes. Aux dernières nouvelles, les hommes seraient tous un peu, beaucoup ventriloque !
Liova

Pour mon peuple soumis aux abominations humaines, sont enfouit dans mes gènes, des générations de rejets, phobies, peurs et recherches laborantines.
Le rat, Sadaï

Plaie du souvenir.
D'avant.
D'un autre corps.
D'un autre Moi.
Plaie d'avoir été autre, perdu à jamais.


« Ma main est une plaie pour moi, qui à travers tous les gens, tristes, seuls, auraient eu besoin juste d'un instant, d'une chaleur, qu'elle n'a pas osé leur donner par pudeur.....la caresse manquait.... »
Katia

Hommage à un Homme : mon Grand-Père.
Parce qu'un couvre-plaie peut aussi recouvrir une "plaie invisible", j'ai choisi d'illustrer ma souffrance du moment...
Accepter de voir mon grand-père s'éteindre à petit feu. Rendre Hommage à cet Homme.
On ne choisit pas de naître, mais la vie commence à l'intérieur du ventre de la mère et c'est bien le plus beau cadeau qu'une mère puisse faire à son enfant. Lui donner la vie.
Il faut donc accepter que cette vie ne soit pas éternelle. C'est souvent ça, qui fait le plus souffrir...en tout cas moi en ce moment c'est cela.
Audrey Hikke

Souvenirs d'automne, des feuilles qui disparaissent au dessus d'une blessure dans le creux de la main ;
je pense que les feuilles qui jonchent mon jardin ont un pouvoir de guérison, c'est pour cela que je les tiens dans cette main blessée. Peut être qu'en disparaissant sur le pansement, une nouvelle sève viendra envahir mes veines ; douloureux doutes sur la création, questionnement sans fin sur la trace que l'on va laisser ?
J'attends la métamorphose qui me transformera en arbre.
Hérésidore

Mot-douleur


De la plaie de mon nombril.
Une plaie cachée, enfouie.
Une enfant plaie, une plaie de mère,
Une plaie qui saigne de souvenirs,
Sans pleur, sans bruit,
Une plaie qui va de la vie à la vie...
SarAh

Nœud-douleur


Ici, toutes les étapes de la vie...
On y reste "attaché" dès le commencement....
Ici naissent les tourments...
Qui parfois encombrent notre chemin de vie....
Socate

Pensées à panser
Plaies bosses bleus ecchymoses
Peurs chagrins angoisses névroses
Plaies à panser
(ouvertes ou fermées)
Couvrir // contaminer
Couvrir = cacher Couvrir = transférer
Couvrir = cicatriser (?)

Comment panser une boule d'angoisse qui m'anéantit à chaque obstacle ? Elle est là, accrochée à mes tripes, elle exerce une pression qui me met de plus en plus mal à l'aise, qui me fait perdre confiance en moi.
Cette boule d'angoisse est apparue très tôt. Calme en apparence, j'ai été longtemps terrifiée par le moindre événement qui ne faisait pas partie de mon univers, de mon cocon familial.
Même si j'ai appris à dominer cette boule d'angoisse, elle est toujours là, comme le résidus d'un cordon ombilical. Elle se manifeste de temps en temps, elle me rappelle des douleurs liées à l'enfance, lorsqu'il a fallu apprendre à vivre avec les autres, à ne plus maîtriser les situations, à devenir plus conciliante, à douter...
Ce couvre-plaie symbolise les paroles et recettes magiques que ma mère inventait afin de me rassurer. Il ne m'en reste aujourd'hui que des souvenirs et une cicatrice... SLK

Je ne suis ni sourde ni muette, ni aveugle, mais j'ai découvert que je ne
m'autorisais pas à communiquer les sentiments, de quelconque façon que ce soit.
Les mots étaient PRISONNIERS, moi même j'étais un peu FLOUE, presque effacée, puis inexistante...Forcément la dépression m'a gagnée. Le meilleur des remèdes fut de pouvoir réutiliser les mots mais de façon plus humaine, pour qu'ils prennent toute leur signification. Avec un peu de rééducation ces mots sont SORTIS, la douleur avec. J'ai pu enfin exister entière, physiquement et psychiquement.
Karlotta


Dis ce qui est dessous, parle...


