
Chateau de la Chesnaie, Beauchamp




Robe Igloo



Photo de Jean-Yves Lacôte


La rumeur

Photo de Jean-Yves Lacôte

Photo de Jean-Yves Lacôte

Bonnet de non écoute


Robe à attraper les mouches et le bourdon


Robe aux cocons





Photo de Jean-Yves Lacôte



































































Reliquairede robes à vertus :
Avant de partir, je vous propose d'emporter avec vous,
une petite relique des robes. Choisissez dans une poche, ce dont
vous avez le plus besoin, ou le plus envie :
La confiance, la consolation, la sagesse,
la bienveillance, la curiosité, la patience .
En échange, vous pourrez déposer, dans une des poches
arrières une offrande de votre choix,
si modeste soit-elle.


L'habit comme une seconde peau. Non pas une peau dessus, mais une peau dedans. L'habit comme un révélateur de ce qui est à l'intérieur, caché du dehors. Un habit qui raconte des histoires de l'intime.
Les vêtements d'Handska sont presque nus ou à nu. Peaux douces ou revêches, ils punissent ou consolent tour à tour. Ils inquiètent, rassurent, attirent ou déconcertent. Elle les a choisi blancs, couleur de la fragilité et du péril, couleur de l'espace, libre, dans lequel nous pouvons tous nous projeter, mais aussi couleur du soin.
En effet, les vêtements d'Handska sont également pansements, bons ou mauvais.
Sa série de couvres-plaies, est autant d'images et de textes que de soins individualisés, produits à partir d'une forme en tissu répétée et envoyée à ceux qui souhaitaient faire l'expérience de panser une blessure de leur histoire, physique ou symbolique.
Le travail d'Handska est en effet souvent lié à l'expérience, il est aussi prétexte à la rencontre. Handska nous propose ici d'éprouver et d'essayer certains vêtements.
Revêtir un ventre de femme enceinte, de se recroqueviller dans un manteau fœtal, d'enfiler une robe en cul de sac, un cache-cœur ou un corset....Glisser sa main dans une poche inhabituelle, donner le souffle à une robe...autant d'expériences absurdes et poétiques que de souvenirs, d'émotions, de traces, que nous connaissons tous, à travers l'extraordinaire réalité qu'est notre incarnation.
Ce corps, que nous habitons tous, avec notre vécu, nos peurs, nos blessures, mais aussi nos rêveries, ce corps, nous l'habillons de souvent peu de sens, nous le faisons disparaître sous l'uniformité, gommant, annulant ainsi toute sa charge d'histoire et d'émotions.
C'est donc cela qu'Handska cherche à rendre à l'habit, son corps unique, ou peut être l'inverse d'ailleurs, offrir au corps, un habit qui lui ressemble.


Le serpent, tentation de la chair, se couvre,
l'homme ne passera pas par là,
la fée est un doux mystère
que sArAh ne décrypte pas...
SarAh

De l'autre coté de la façade, au fond du cerveau, le composteur suinte.
Gilles

Une cage figure de mon thorax tenant enfermées les douleurs dont la porte
close est recouverte du couvre-plaie. Les plaies qui ne se disent pas, ne se
montrent pas et volent à l'intérieur comme des oiseaux fous, prisonniers de
l'ombre et du silence."

Mon dos : lieu des tensions de mon corps et de mon esprit. Tantôt pilier, tantôt chapiteau.
Debout, ouverte, il est le réceptacle des forces que l'apesanteur exerce sur lui, comme un pilier soutient l'architrave. Il abrite les carrefours où les chemins de ma pensée conduisent aux gestes : je me porte, je porte, il me porte, il porte. Et revers de ma face, mon cœur y est moins accessible.
Il est mon ultime surface de protection lorsque, par réflexe, mes membres se rassemblent dessous.Alors groupée, il est mon chapiteau, où sous le derme, des nœuds jalonnent le parcours de mes souffrances physiques et morales. Les fibres se froissent, parfois se déchirent, signes du commandement de ma volonté, toujours plus grande toujours plus lourde, sur mon rachis.
Ma plaie est interne et pourtant j'aurais souhaité re-couvrir l'entière surface de ce dos, car il doit être pensé dans sa totalité.
Oui, de l'extrémité de mes omoplates jusqu'au sacrum car à 32 ans, mon dos a déjà trop bon dos. Audrey Bastard

J'ai demandé à mon fils Alexandrou:
« Où as-tu le plus souvent mal » ?
« Au ventre »

La peur au ventre, le doute de soi, ces maux qui ne sortent pas et qui tournent et me retournent à l'intérieur. J'aurais bien voulu des mains de femme sur ce ventre pour dire que quand elles m'étreignent mes maux s'étranglent. Mais quand elles sont loin il faut se prendre en main tout seul, s'en faire des siennes. Aux dernières nouvelles, les hommes seraient tous un peu, beaucoup ventriloque !
Liova

Pour mon peuple soumis aux abominations humaines, sont enfouit dans mes gènes, des générations de rejets, phobies, peurs et recherches laborantines.
Le rat, Sadaï

Plaie du souvenir.
D'avant.
D'un autre corps.
D'un autre Moi.
Plaie d'avoir été autre, perdu à jamais.


« Ma main est une plaie pour moi, qui à travers tous les gens, tristes, seuls, auraient eu besoin juste d'un instant, d'une chaleur, qu'elle n'a pas osé leur donner par pudeur.....la caresse manquait.... »
Katia

Hommage à un Homme : mon Grand-Père.
Parce qu'un couvre-plaie peut aussi recouvrir une "plaie invisible", j'ai choisi d'illustrer ma souffrance du moment...
Accepter de voir mon grand-père s'éteindre à petit feu. Rendre Hommage à cet Homme.
On ne choisit pas de naître, mais la vie commence à l'intérieur du ventre de la mère et c'est bien le plus beau cadeau qu'une mère puisse faire à son enfant. Lui donner la vie.
Il faut donc accepter que cette vie ne soit pas éternelle. C'est souvent ça, qui fait le plus souffrir...en tout cas moi en ce moment c'est cela.
Audrey Hikke

Souvenirs d'automne, des feuilles qui disparaissent au dessus d'une blessure dans le creux de la main ;
je pense que les feuilles qui jonchent mon jardin ont un pouvoir de guérison, c'est pour cela que je les tiens dans cette main blessée. Peut être qu'en disparaissant sur le pansement, une nouvelle sève viendra envahir mes veines ; douloureux doutes sur la création, questionnement sans fin sur la trace que l'on va laisser ?
J'attends la métamorphose qui me transformera en arbre.
Hérésidore

Mot-douleur


De la plaie de mon nombril.
Une plaie cachée, enfouie.
Une enfant plaie, une plaie de mère,
Une plaie qui saigne de souvenirs,
Sans pleur, sans bruit,
Une plaie qui va de la vie à la vie...
SarAh

Nœud-douleur


Ici, toutes les étapes de la vie...
On y reste "attaché" dès le commencement....
Ici naissent les tourments...
Qui parfois encombrent notre chemin de vie....
Socate

Pensées à panser
Plaies bosses bleus ecchymoses
Peurs chagrins angoisses névroses
Plaies à panser
(ouvertes ou fermées)
Couvrir // contaminer
Couvrir = cacher Couvrir = transférer
Couvrir = cicatriser (?)

Comment panser une boule d'angoisse qui m'anéantit à chaque obstacle ? Elle est là, accrochée à mes tripes, elle exerce une pression qui me met de plus en plus mal à l'aise, qui me fait perdre confiance en moi.
Cette boule d'angoisse est apparue très tôt. Calme en apparence, j'ai été longtemps terrifiée par le moindre événement qui ne faisait pas partie de mon univers, de mon cocon familial.
Même si j'ai appris à dominer cette boule d'angoisse, elle est toujours là, comme le résidus d'un cordon ombilical. Elle se manifeste de temps en temps, elle me rappelle des douleurs liées à l'enfance, lorsqu'il a fallu apprendre à vivre avec les autres, à ne plus maîtriser les situations, à devenir plus conciliante, à douter...
Ce couvre-plaie symbolise les paroles et recettes magiques que ma mère inventait afin de me rassurer. Il ne m'en reste aujourd'hui que des souvenirs et une cicatrice... SLK

Je ne suis ni sourde ni muette, ni aveugle, mais j'ai découvert que je ne
m'autorisais pas à communiquer les sentiments, de quelconque façon que ce soit.
Les mots étaient PRISONNIERS, moi même j'étais un peu FLOUE, presque effacée, puis inexistante...Forcément la dépression m'a gagnée. Le meilleur des remèdes fut de pouvoir réutiliser les mots mais de façon plus humaine, pour qu'ils prennent toute leur signification. Avec un peu de rééducation ces mots sont SORTIS, la douleur avec. J'ai pu enfin exister entière, physiquement et psychiquement.
Karlotta


Dis ce qui est dessous, parle...



Visites de classes.
Chaque visite de classe a été pour moi l'occasion d'un parcours chaque fois différent, adapté à l'âge et à l'attention des enfants à chacune des questions posées.
Avec les plus jeunes (enfants de maternelle), la visite était ponctuée de jeux d'expression corporelle (se transformer en papillon sous le corset aux ailes pour voler jusqu'au premier étage, butiner avec les yeux, se mettre en position fœtal, chercher son nombril....
Chaque visite avec les groupes d'enfant s'orientait principalement autours de tous les vêtements qui s'essaient (pour favoriser leur participation) et autours de d'éléments à chercher (boutons-cheveux, doigts de pieds-cailloux, cocons...)
Avec les enfants à partir de 6 ans, un atelier suivait la visite.
Atelier "la petite offrande".
Durant cet atelier, les enfants réalisent une petite offrande qu'ils échangent ensuite contre une offrande provenant du reliquaire de robes à vertus.
Cette offrande est réalisée à l'aide de trois éléments choisis parmi les « ingrédients » de la palette d'Handska, comme un petit poème visuel. Ces éléments doivent avoir un sens pour eux, comme sils faisait parti d'un petit rébus.
Matériel mis à disposition : tubes à essais, boites, tissu, rubans, cailloux, cire dentaire, plumes, coquillages, clous de girofle, coquilles d'oeufs, graines d'anis étoilées, lentilles, boules de sucre argentées, lait en poudre, vermicelle de couleur, billes en verre, cheveux, pétales, insectes, queues de cerise, étiquettes, encre pour les empreintes digitale, ficelle, fil d'or....



Petite percée de lumière... 26 septembre 2006
Dans mon journal, en date du 22 décembre 2004, j'avais écrit dans les bonnes résolutions pour l'année 2005: « Montrer mon travail à Pierrette Ginane, la directrice du service culturel ».
J'ai toujours beaucoup de retard dans mes résolutions de début d'année...
Ce matin, j'avais rendez vous avec Pierrette Ginane, pour lui présenter enfin mon travail...
Elle a dit OUI pour une expo en 2008...

Je vous propose de participer à une petite expérience:
Porter un « couvre plaie », sorte de vêtement pansement constitué d'un carré de tissu blanc de 12 X 12 cm avec 4 liens (petites ficelles).
Vous placerez le « couvre plaie », sur la partie de votre corps que vous estimez avoir le plus souffert, physiquement, moralement ou symboliquement.
Je vous propose ensuite de prendre une photo de ce portage (si possible photo numérique à m'envoyer) accompagnée d'une légende ou d'un petit texte racontant ce choix.
Vos « couvres plaies », photos, textes seront installé dans le cadre de l'exposition que je prépare pour janvier 2008
Si vous souhaitez participer, envoyer moi votre adresse par mail, je vous enverrais un « couvre plaie ».

Je m'active à fabriquer les petits couvres-plaies que je dois vous envoyer....


Remettre son nez.... 1octobre 2007
J'ai listé les choses à faire comme une petite fille... « Regarder l'état des robes dans les cartons »....les robes, se sont celles que je vais ré exposer....Alors j'ai ré ouvert les cartons, les cartons bien scotchés et jamais ré ouvert depuis le dernier déménagement en 2001....
Marker sur le dessus : « Sacs à radiographier, corset et robe à bosses. » bonne pioche ce carton là...et puis une mauvaise surprise, le tissu de la robe à bosses tout jauni, tout taché d'humidité et de poussière....
Tout découdre, passer à l'eau de javel et je devrais la ressusciter...du coup, j'ouvrirai les autres cartons demain... seulement demain...

Je suis toujours bluffer par l'intensité de ce que donnent les participant à mes expériences... que ce soit devant une caméra ou ici, dans l'expérience des couvres-plaies.
"Tout homme est artiste" disait Joseph Beuys....c'est en tout les cas de mes porteurs de couvres plaies...

Robe moi-peau... 12 novembre 2007
J'ai attaqué la Robe Moi-peau. Comme je m'en doutais, elle m'a donné du fil à retordre...au plutôt d'ailleurs, du fil à repriser...
Je n'ai pas eu de mal à faire les cicatrices et les grains de beauté au fil à broder ...Mais j'ai eu des tas de contrariétés... je me suis trompé dans les manches que j'ai monté comme une débutante, puis avec le fronçage empire, le passage de l'armature en rotin... Enfin j'ai peur qu'elle ne gonfle pas autour de la colonne d'air et pour finir, je sèche sur la pose de la fermeture éclair du donne accès à la poche fœtal...et là, je n'ai pas d'autres solutions que de demandé à Cécile, ma mère, de piquer pour moi !


Quand le haricot s'ouvre.... 16 novembre 2007
Le haricot de glycine que j'avais ramassé et photographié il y a quelques jours s'est ouvert dans la nuit et sans un bruit...il s'est tordu un peu douloureusement, donnant naissance à quatre superbes graines rondes...
Merci Audrey B....

Le souffle du doute... 15 novembre 2007
Audrey est passé voir un peu où j'en étais dans mon travail (Aïe)....elle m'a un peu remué, et m'a inciter à pousser plus loin l'idée de la soufflerie dans la robe moi-peau....Il faut dire que mes essais de ventilateurs n'était pas concluant....Du coup, je me suis retrouvé cet après midi à Leroy Merlin, à poser des colles à tous les vendeurs.... Retrouvée, paumée et pleine de doutes au rayon des compresseurs bruyant, des tuyaux, des minuterie, des soufflets de cheminés....j'ai fini par acheter un radiateur soufflant que je rapporterai demain, car il ne fait pas l'affaire non plus.....
Comme dit la chanson ; « La peinture à l'huile, c'est sûrement difficile, mais la sculpture, c'est vachement dur.... »

Midi à quatorze heures.... 19 novembre 2007
C'est partie pour la trosième édition de la robe moi peau, changement de tissu... repérer le nouveau, décider...puis se casser le nez au magasin sur le métrage,...prendre des décisions à l'emporte pièce et RECOMMENCER.... Et puis se rendre compte que NON, ce n'est toujours et encore pas ça ....
Mais quelle poisse a donc décidé de se faufiler dans les fils de la robe Moi peau alors que je devrais savoir faire ça ????

J'ai apporté hier mon manteau foetal au pressing. Je suis tombé sur une laveuse rigolote qui en voyant le bout des manches cousu m'a dit « qu'est ce que c'est ça, ah je fait pas ça, moi », je lui ai expliqué ce qu'était mon manteau et elle m'a répondu : « ah ben je vais laver ça comme une couette alors.... » Derrière moi, deux vieilles dames regardaient interloquées .En le récupérant ce soir, c'était une autre laveuse, en lui présentant mon ticket, elle m'a dit : « ah le fameux manteau... ma collègue m'a fait une bonne farce avec .... ».
L'idée que mon manteau ai été l'ovni et le sujet de plaisanterie du pressing m'a plu."Il y a aussi de la drôlerie dans tes vêtements" me disait Audrey ce matin, tant mieux....

Le souffle...( à Audrey B) 24 novembre 2007
Cette foi ça y est, je tiens le souffle de la robe....après trois changement de tissu et des tactiques de sioux avec le ventilo....je change à présent mon fusil d'épaule aussi pour la poche qui sera conçu autrement....ya encore du boulot....

Une journée d'atelier... 30 novembre 2007
J'avance....c'est certain, à la vitesse d'un escargot, mais j'avance....l'atelier est en vrai bazar...j'ai ré ouvert mes boites à bestioles, elles ne sentent pas très bon, il va falloir les épousseter et les faire briller un peu.... Travail de fourmis à présent....

Tout de traviole.... 3 décembre 2007
Drôle de nuit... la maison claquait des dents sous la tempête, dans la nuit, France ma voisine a été embarquée par les pompiers à cause d'un urticaire géant. Je me suis retrouvé en chemise de nuit, dans la gadoue de son jardin... et pour finir la poche déconne complètement....il va falloir recommencer....encore une fois, je change mon angle d'attaque.... Cette foutue robe (Moi peau) porte bien son nom...

Ce matin, rendez vous dans l'atelier de Loulou pour filmer quelques vêtements. Loulou et Audrey ont été formidables, aucune prise à refaire ! Des vraies actrices...
La lumière était très belle, mais il faisait froid, alors après le travail, on a bu un thé du tsar Vladimir et mangé un croissant-étoile dans la chouette cuisine de Loulou...
Ah, que ferais-je sans la participation des autres... j'inventerai des travaux, pour les faire participer je crois...

Doute....
Voilà, on y est, à moins d'un mois, je commence à douter de moi... ce matin, entre sommeil et réveil, retourner cette robe à poche dans tous les sens, vider ses poches, les remplir d'autres choses, ne plus être certaine du tout.... Et ça ne va pas aller en s'arrangeant à mon avis....je regarde le travail qui me reste à accomplir....je me dit que se sera difficile de partir dans le Jura pour le nouvel an....Avais-je le trac, déjà, il y a 10 ans ? J'ai oublié....

Le texte dans le miroir... 4 décembre 2007
Continuer les essais de transferts...et faire une première tentative de texte....c'est pas mal du tout ...j'ai juste passé un long moment à chercher comment l'ordinateur allait mettre le texte à l'envers (dans le miroir...) j'ai du mettre deux collègues sur le coup et bien sur elles ont trouvé....

La fée Pierrette... fée attrappée dans le jardin de gribouille
J'aurai du m'en douter, Pierrette allait faire les choses bien... elle travaille avec un décorateur aux doigtes de fées qui refait la salle pour chaque expo...sols, murs, éclairage, installations......j'étais toute intimidée, toute gênée de tant d'attention....plus vraiment l'habitude...
Serait- ce ma fée Pierrette ? celle qui viens dans les histoires et auprès de qui on formule 3 vœux.....C'est merveilleux, car dans ce cas, il m'en reste encore un !


Aujourd'hui, travail de petites mains sur 5 robes.

C'est grave, Docteur Freud ?
Après m'être planté dans la date du vernissage...j'ai mis samedi 11 au lieu du 12 janvier, je décide dépité et furax après moi, de coller un petit erratum discret, et je trouve le moyen d'y coller une énormes faute d'orthographe......
Monsieur Freud bien entendu n'aurait fait qu'un bouché de mon cas : « bel acte manqué !»....



Ça y est, j'arrive en fin de ma liste.... Le manteau a été une vraie récompense à faire...enfin une pièce qui filait sous mes doigts sans résistances...
Mes doigts justement, cloqués à cause des grattages de transferts...je souffrais tellement aujourd'hui en cousant mes grandes boutonnières, que j'ai du talquer mes mains, comme les gymnastes.
J'emporte deux ou trois devoirs de vacances dans ma valise pour le jura.... Repos bien mérité.

C'est avec un certain plaisir que j'ai lacéré ma robe

L'immence couvre plaies...
Je le sentais, cette série de transfert allaitt être une vrai galère....Allez comprendre quelque choses....le papier ne se décollait pas....j'ai appelé Loulou en catastrophe, mais son conseil ne m'a pas sauvé la mise....Alors dans un grand désarroi, j'ai été cherché Olivier qu'habituellement je n'embête pas avec mes soucis d'atelier.
Il qui rebouchait le trou du chantier. Il a posé sa pelle et s'est assis tranquillement devant l'os.....et avec sa patience légendaire, il a commencé à gratouiller le papier avec moi...puis il a essayé le savon de Marseille, en sifflotant...une très bonne idée... Enfin, il a essayé de décoller les suivants et il s'est avéré qu'il avait le truc, ma foi !
.....Décidemment cette exposition sera un véritable travail de coopération....

Comme toujours après un gros travail, je me sens vide, heureuse et vide, et avide aussi de recommencer...

J'aimais cette idée de linge qui sèche, d'intimité, de fil à linge... jusqu'au bout, j'ai laissé le fils en suspens, dans ma case réserve, j'hésitais encore....je ne sais pas pourquoi il n'y avait que les bas aux petits cailloux qui devaient sécher avec certitude....et puis d'un coup ce soir, alors que j'avais prévu de bouquiner, j'ai trouvé toute la petite pile de linge... entre mes boites de dentelles, mes chutes de tissu, mes rubans.... et ma machine ronronnait derrière les portes fermés des petits......
Alors c'est le bout du fil ce fil...je vais enfin m'arrêter là....

Un de plus ou un de moins....
Un de plus ou un de moins, sur le fil à linge, qu'est ce qui ça change ? Energie des dernières minutes ?
François le décorateur fini actuellement de couvrir les murs avec du tissu écru....
J'ai du fournir ma liste « d'œuvres » avec les prix pour l'assurance.....encore un exercice que je ne maîtrise plus du tout...La pression monte, comme une petite araignée dans mon dos, me laissant chaque fois plus de tentions...en attendant, la broderie me détend....

Le pompon....
Quand j'ai vu que Thelma avait la varicelle il y 15 jours, je me suis dit « manquerait plus que ça, moi qui ne l'ai pas eu, que je la chope et que je soi couverte de pustules pour le vernissage...pire encore, que je ne puisse pas m'y rendre à cause de la forte contagion »
Bien sur, au fond de moi, je n'y croyais pas....
Demain soir, le verdict sur ce blog sur cette saleté d'irruption.....


François et Elian, les décorateurs on travaillé toute la semaine, ils ont tendu du tissu blanc sur les murs et on installé un parquet de grandes planches sur lequel je vais pouvoir faire mon traçage des titres.
Ils sont super, d'abord ils bossent comme des chefs, et ils sont adorables. Enfin, aucune question techniques ne semble angoisser François ; pas même l'immense draps aux couvres plaies qui doit être installé en spirale ...



Soit j'arrive à coudre dans la nuit une belle burka pour cacher cette satanée varicelle... ; soit je n'ai pas le temps, épuisée par les deux jours de montage....et dans ce cas, il faudra que j'assume cette tronche pleine de boutons comme une crise d'acné juvénile.... Pas de bises aux gens que j'aime et même pas une poignée de main avec tout ceux qui n'ont jamais attrapé cette saleté.....Mais dans les deux cas, j'y serai....
Dépouillement des offrandes.




Après le vide, un vrai réconfort, je suis mise à dépouiller les 129 offrandes :
30 boites, 36 tubes à essais et 11 bources en tissus contenant les offrandes confectionnées par les enfants et les ados durant les ateliers et constitué principalement de lait en poudre, boules de sucre de couleur et argenté, clous en métal et clous de girofle, cailloux, plumes, cires dentaire, encre, queues de cerise, lentille, graine d'anis étoilé, bille de verre, compresses, coquillages....
Ainsi que 52 offrandes déposées lors des visites et contenant : 7 dessins d'enfants, 2 avions en papier, un prospectus pour un concert, une carte postale, 4 partitions de musique dont une avec une partie de morpion au dos et une autre avec 3 contours de mains tracés et des notes dessinées, un dessin découpé, 7 petits mots de remerciement ou de félicitation dont un emballant un billet de 10 euros, un mot d'amour pour la mère d'Adrien 8 ans, 1 cocon de ver à soie, une craie emballé, 1 ticket de métro, un paquet de kleenex, un kleenex, un chiffon à lunettes, 2 marrons, une coquille d'escargot, un billet de 20 euros une capsule de bière, un bonbon, un feutre violet, un crayon à papier, un chewing-gum, deux pièce de 1 euros, une pièce de 2 euros emballée, un pansement, un billet de 5 euros, un bonbon mantos, des aiguilles d'acuponctures dans un tube, 2 barrettes, une allumette sans le bout rouge, un copeau de bois,deux pièces de 1 centimes et une de 50 centimes, de l'eau dans un tube.
Et puis, le 10 mars, fermer la porte....



Commencer par décrocher le manteau devenu noir de pollution... détendre le linge du fil...
Plier et emballer chaque robe...Dérouler la spirale de couvre plaies, replier les ailes, refermer la robe igloo...juste une petite matinée pour tout cela...
Remerciements
Un immence MERCI à Pierrette Ginane, pour sa confinace, son enthousiasme et la qualité de son accueil.
MERCI à François et Elian pour leur travail et leur présence.
Merci à Christophe, Valérie, pour leur disponiblité constante.
Merci à Cécile, pour son aide de petites mains.
Merci à tous les porteurs de couvres plaies:
Sandrine, Loulou, Gosti, Nicole, SAhrAh, Roselyne et Alexandrou, Sophie, Karlotta, Audrey B, Liova, Katia , Gilles, Thierry, Sabrina, Hérésidore ,Audrez H et Le rat sadaï.
Merci à Audrey B pour son soutien.
Merci à Audrey B et loulou pour le film.
Merci à Jean- Yves Lacôte et Nicole Enard pour leurs images.
Merci à Olivier, pour toutes son aide tout au long de cette aventure.
L'exposition est visible jusqu'au Vendredi 7 mars 2008
au chateau de la Chesnaie, rue Michelet, à Beauchamp (95250)